La Louis Caput: plein les yeux et plein les jambes !!

Publié le par Nathalie

J'avais déjà fait cette randonnée il y a 2 ans. Mais en voiture ! Je m'étais placée dans le Col de Vence après le dernier laçet et j'avais mitraillé mes collègues avec mon appareil photo. Je les avais retrouvé ensuite à plusieurs endroits du parcours. Et quand on m'avait demandé ce que je pensais de cette rando, j'avais dit que jamais, ô grand jamais je ne la ferais !

Et bien, il ne faut jamais dire jamais !!!! Sous le prétexte fallacieux que nous n'avions pas pu participer à la cyclo des Monts du Vaucluse du week-end dernier, Valérie m'a embarqué dans cette galère !!!! En me promettant de faire toute la rando avec moi. Ce qu'elle a fait la pauvre... Alors, voilà mon petit résumé.

7h30. Il fait frais, le soleil a du mal à pointer ses rayons. Je me suis à peine échauffée, après tout ce n'est pas une cyclosportive. Le départ est donné derrière une voiture ouvreuse. Des bosses, du plat, je suis vite lourdée. A hauteur de St Paul de Vence, je ne vois même plus le peloton ! Un premier raidillon annonce le début du col de Vence. C'est parti pour plus de 600m de dénivelé. Valérie me largue en trois coups de pédale; avec ma bénédiction, je ne veux pas la ralentir...

La route du col ? J'ai eu tout le loisir d'admirer le paysage ! Le thym, les fleurs jaunes, les arbres, les roches grises...La végétation se fait plus rare au fur et à mesure de l'ascension. Si je reste la tête dans le guidon, je ne vois que des iules, ces petits mille-pattes noirs qui traversent la route. Vu ma vitesse, j'ai tout le temps de les éviter ! Le soleil commence à taper. Je baisse mes manchettes (comme dirait José, on descend les manchettes en montée et on les monte en descente. C'est ça ou bien ?). Les panneaux rythment la grimpée, indiquant les kilomètres restant jusqu'au point culminant et le pourcentage moyen: 7 %. A 3 kms du sommet, j'apercois Val qui m'attend (depuis près d'un quart d'heure...) en compagnie de Roger de Cagnes. A nous trois, nous avalons les centaines de mètres restant, bientôt rejoint par un membre de la Roue d'Or de Carros qui m'encourage. Dernier laçet, le photographe volant est là. Clic-clac, j'arrive à sourire de toutes mes dents malgré l'effort ! Arrivés en haut, Roger fait demi-tour (il était juste venu encourager les troupes) et nous amorçons le plat. La route est belle et peu fréquentée.

Bifurcation entre le grand et le petit parcours. Je choisis de rester sur le petit (on s'en serait douté...). Une petite bosse survient, un peu casse-pattes et de nouveau du plat. Puis, une de mes parties préférées, la descente !!! Pas longtemps, hélas ! Au rond-point, recommence la grimpade vers Gréolières. Val me lâche de nouveau. Et je souffre encore dans cette grimpette. La route à flanc de montagne ressemble un peu à celle du col de la Madone, et la vue dégagée sur la vallée est magnifique.

Encore quelques kilomètres de plat et se profile au loin le point de ravitaillement. "Pastille !" nous annonce une charmante petite demoiselle, qui illico colle sur les plaques de cadre la preuve du passage au contrôle. Je descends de mon vélo (avec difficulté...) et me précipite vers le buffet, tenaillée par la faim. Et quel choix ! Des madeleines, du cake, du pain d'épices, des fruits frais et secs, du chocolat, du saucisson, des petits sandwiches, un large choix de boissons, bref de quoi nourrir des affamés ! Et le tout servi avec le sourire par des bénévoles installés depuis l'aube par une température de 2° !!!!

Pas le temps de s'attarder, il faut déjà repartir. Il reste encore la moitié du chemin, avec deux petits cols à gravir. Pas longs, mais qui font mal aux gambettes. Le panorama est toujours à couper le souffle. Nous atteignons le plateau de Caussols qui culmine à 1100 m d'altitude  en moyenne, dans un vaste amphithéâtre de montagnes. Il fallait s'en douter, le vent est au rendez-vous. Mieux vaut traverser cette vaste plaine bien escorté ! Un dernier coup de cul et c'est parti pour près de 30 kms de calade ! Là, je suis enfin récompensée de mes efforts ! Les laçets s'enchainent, les manchettes sont remontées, mon gabarit me permet toujours de ne donner quasi aucun coup de pédale. Le Rouret, Roquefort les Pins et bientôt l'arrivée.

Pascal et Alexandra sont là pour nous applaudir, ainsi que tous les autres membres du Club déja sur place (mis à part ceux du grand parcours, nous sommes les dernières du Club...).

Un peu de réconfort du côté du ravitaillement (toujours aussi bien garni), un diplôme (avec un temps de 4h40...), une tombola, la photo offerte et c'est fini pour cette fois-ci !

Reviendrais-je à cette randonnée ?  Pour le bon accueil ? Certainement ! Pour la beauté du parcours ? Absolument ! Pour la qualité des ravitos ? Parfaitement ! Pour la difficulté du parcours ? Aïe, c'est là que le bât blesse ! Il faudra que je sois plus en forme pour moins en baver alors !

En tout cas, je tiens à remercier Valérie qui s'est "sacrifiée" à m'escorter sur toute cette balade (balade pour elle, du moins !). Son temps ne reflète aucunement sa forme actuelle et pour tous ceux qui se souciaient de cette "défaillance", il n'en est rien!


PS: ce n'est pas parce que je m'occupe avec plaisir de ce blog que je suis obligée de (presque) tout faire ! Si vous savez aligner plus de trois mots et même avec des fautes d'orthographe, n'hésitez pas, comme Robert, à m'envoyer vos compte-rendus. Une analyse de cyclosportive ou randonnée vécue devant ou au sein du peloton serait beaucoup plus passionnante qu'un commentaire de lanterne rouge...


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B
commentaires trops succints ........j'ai hâte d'y etre l'année prochaine
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V
alors Bruno, qu'est ce que tu en penses de ce compte-rendu ??? toi qui attendait impatiemment des news de la caput !...Pour ma part, c'est une rando que j'apprécie particulièrement de part ses superbes paysages traversés et ses routes presque sans voiture.Promis, l'année prochaine je m'attaque au grand... chiche, Nat ?
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