Des bosses...mais pas de soleil !
Beaucoup de changements cette année pour cette édition des "Bosses du Soleil": les parcours ont tous été modifiés, un troisième a été ajouté et... le soleil n'était pas au rendez-vous !
Il est vrai que depuis maintenant près d'un mois le temps a des sautes d'humeur: soleil, pluie, nuages, pour un peu, on se croirait en Bretagne ! Du jamais (ou rarement) vu sur la Côte d'Azur. L'été se fait attendre... Et ce matin, le ciel n'avait rien d'engageant avec des nuages accrochés aux sommets des montagnes. Résultat, craignant une instabilité pluvieuse, la plupart des 118 concurrents sont partis en ordre dispersé avant l'heure.
Pour ma part, même si on était parti au bon horaire, je me serais quand même faite larguée, tout comme l'année dernière... Sur la route de Peille, je me fais rattraper par un groupe dont j'agrandis le nombre. En bas de la Grave, la formation se scinde en deux et je reste avec trois Mentonnais. La départementale défile à bon rythme, tout le monde prend des relais. Et les premières bosses arrivent avec la montée vers Coaraze. Michel du VC Menton me dit de ne pas m'en faire, qu'ils m'attendront en haut. L'ascension se fait, le souffle court. Arrivée au village, je retrouve mes compagnons qui m'attendent sagement. Et Cathy du CCB qui nous prend en photo. On reprend la route et là, la cata...
Gros coup de pompe, je mets pied à terre. J'ai trop forcé, et mon manque d'entrainement se fait ressentir. Je cale, assise sur le muret, à regarder passer les autres cocurrents. Mes trois camarades, inquiets de ne plus me voir font demi-tour. Je les rassure et avec mon consentement, ils reprennent la grimpée (Merci Michel, Jean-Louis le "mangeur de cerises" et le "troisième" pour votre soutien !).
Moi je reste là, les deux pieds sur la chaussée, à reprendre des forces. Seule au milieu de la campagne, je n'ai pas beaucoup de choix que de repartir. Ce que je fais. Cathy me rejoint et me propose d'attendre la voiture-balai. Non, un peu trop fière, je continue mon chemin. La route est belle. Sillonant à travers la montagne, j'admire le paysage. Levant la tête, j'aperçois le ruban de bitume qui va me faire grimper tout là-haut. Un bon bout de chemin encore...
La forêt est verte, très verte, avec tout ce qu'il a plu récemment, c'est tout à fait normal. Une superbe cascade coule le long du flanc de la roche. Pas grand monde; je me fais doubler par... une mouche ! Renseignement pris, une mouche vole en moyenne à 7km/h, autant vous dire que ma propre vitesse est bien basse... Elle décide de se poser sur ma bécane. Je ne prends pas la mouche, enfin, au sens littéraire, c'est à dire que je ne m'offusque pas qu'elle fasse du vélo-stop !!!

Dernier virage avant de changer de vue. J' observe le panorama. Tout en contrebas, les laçets d'asphalte empruntés quelques (dizaines de) minutes plus tôt. Très impressionant tant la route semble lointaine. Le photographe est assis sur le muret, j'arrive à décrocher un grand sourire (bien la peine, je n'aurais pas ma photo à l'arrivée, voilà ce que c'est de passer trop lentement...). Plus que 2 kilomètres, mais le plus dur est fait. Le ciel devient de plus en plus gris, le plafond est bas. Voilà ça y est, je se suis sur l'autre flanc. Encore quelques hectomètres et je pourrais me ravitailler. Roselyne et les autres bénévoles sont ravis de me voir; mon passage à vide les aurait-il alarmé ?? Plusieurs minutes de repos s'imposent.
C'est ici que les parcours se séparent. Ceux qui auront choisi de grimper jusqu' à Turini puis de gravir le col de Braus devront affronter la pluie et le brouillard. Quels courageux ! Noële, Philippe et Jacques pourront vous le raconter.
Je mets mon coupe vent, bien décidée à repartir avant que Guy et sa voiture balai n'arrive ! La descente se passe très bien, le macadam est de bonne qualité. Quel plaisir de se laisser glisser ! A peine le temps de s'émerveiller de la vue que je rejoins l'Escaréne et le Col de Nice. Quelques coups de pédale, je traverse facilement Drap et La Trinité. Et là, ce que je redoutais depuis mon départ du col se profile: la grimpée de Laghet...
Vu ma piètre performance dans la dernière grande ascension, un seul choix s'impose à moi: y aller tranquille ! Et en avancant serinement, cette côte tellement appréhendée s'avale plutôt facilement. Me voilà donc à La Turbie, à quelques kilomètres de la délivrance ! Dernier virage à gauche, dernier contrôle, je descends de ma bicyclette, je fais le plein de sandwich et je m'assois enfin sur une chaise ! Je retrouve Doumé, Georges et Christian: nous partageons nos impressions de course. Encore quelques minutes de pause et je rentre chez moi...
Bilan de cette journée:
- Très bon accueil de nos amis beausoleillois, comme d'hab' ! Toujours un plaisir de rouler pour leur randonnée.
- Très bonne idée d'avoir changer la montée vers le col St Roch; la descente l'an dernier vers Coaraze était assez dangereuse et la faire cette année dans le sens inverse était un excellent choix. D'autant plus que la calade vers Lucéram est très belle.
- Avis aux éventuelles victimes de coup de pompe: on fera tout pour vous ramener sain et sauf à l'arrivée !
- Merci aux organisateurs d'avoir prévu un retour par Laghet; et s'il vous plait Mr le Président Gérard, laissez le pour la prochaine édition !!!
- Bilan perso: je m'entrainerais un peu plus pour 2009 !
- Bilan du Club: nous nous classons 2ème.
- Et pour tous ceux qui ont aimé la montée de La Grave, elle est aussi au programme de la Roquebrunoise (spéciale dédicace à Roselyne !!!!!).

Il est vrai que depuis maintenant près d'un mois le temps a des sautes d'humeur: soleil, pluie, nuages, pour un peu, on se croirait en Bretagne ! Du jamais (ou rarement) vu sur la Côte d'Azur. L'été se fait attendre... Et ce matin, le ciel n'avait rien d'engageant avec des nuages accrochés aux sommets des montagnes. Résultat, craignant une instabilité pluvieuse, la plupart des 118 concurrents sont partis en ordre dispersé avant l'heure.
Pour ma part, même si on était parti au bon horaire, je me serais quand même faite larguée, tout comme l'année dernière... Sur la route de Peille, je me fais rattraper par un groupe dont j'agrandis le nombre. En bas de la Grave, la formation se scinde en deux et je reste avec trois Mentonnais. La départementale défile à bon rythme, tout le monde prend des relais. Et les premières bosses arrivent avec la montée vers Coaraze. Michel du VC Menton me dit de ne pas m'en faire, qu'ils m'attendront en haut. L'ascension se fait, le souffle court. Arrivée au village, je retrouve mes compagnons qui m'attendent sagement. Et Cathy du CCB qui nous prend en photo. On reprend la route et là, la cata...Gros coup de pompe, je mets pied à terre. J'ai trop forcé, et mon manque d'entrainement se fait ressentir. Je cale, assise sur le muret, à regarder passer les autres cocurrents. Mes trois camarades, inquiets de ne plus me voir font demi-tour. Je les rassure et avec mon consentement, ils reprennent la grimpée (Merci Michel, Jean-Louis le "mangeur de cerises" et le "troisième" pour votre soutien !).
Moi je reste là, les deux pieds sur la chaussée, à reprendre des forces. Seule au milieu de la campagne, je n'ai pas beaucoup de choix que de repartir. Ce que je fais. Cathy me rejoint et me propose d'attendre la voiture-balai. Non, un peu trop fière, je continue mon chemin. La route est belle. Sillonant à travers la montagne, j'admire le paysage. Levant la tête, j'aperçois le ruban de bitume qui va me faire grimper tout là-haut. Un bon bout de chemin encore...
La forêt est verte, très verte, avec tout ce qu'il a plu récemment, c'est tout à fait normal. Une superbe cascade coule le long du flanc de la roche. Pas grand monde; je me fais doubler par... une mouche ! Renseignement pris, une mouche vole en moyenne à 7km/h, autant vous dire que ma propre vitesse est bien basse... Elle décide de se poser sur ma bécane. Je ne prends pas la mouche, enfin, au sens littéraire, c'est à dire que je ne m'offusque pas qu'elle fasse du vélo-stop !!!

Dernier virage avant de changer de vue. J' observe le panorama. Tout en contrebas, les laçets d'asphalte empruntés quelques (dizaines de) minutes plus tôt. Très impressionant tant la route semble lointaine. Le photographe est assis sur le muret, j'arrive à décrocher un grand sourire (bien la peine, je n'aurais pas ma photo à l'arrivée, voilà ce que c'est de passer trop lentement...). Plus que 2 kilomètres, mais le plus dur est fait. Le ciel devient de plus en plus gris, le plafond est bas. Voilà ça y est, je se suis sur l'autre flanc. Encore quelques hectomètres et je pourrais me ravitailler. Roselyne et les autres bénévoles sont ravis de me voir; mon passage à vide les aurait-il alarmé ?? Plusieurs minutes de repos s'imposent.
C'est ici que les parcours se séparent. Ceux qui auront choisi de grimper jusqu' à Turini puis de gravir le col de Braus devront affronter la pluie et le brouillard. Quels courageux ! Noële, Philippe et Jacques pourront vous le raconter.
Je mets mon coupe vent, bien décidée à repartir avant que Guy et sa voiture balai n'arrive ! La descente se passe très bien, le macadam est de bonne qualité. Quel plaisir de se laisser glisser ! A peine le temps de s'émerveiller de la vue que je rejoins l'Escaréne et le Col de Nice. Quelques coups de pédale, je traverse facilement Drap et La Trinité. Et là, ce que je redoutais depuis mon départ du col se profile: la grimpée de Laghet...
Vu ma piètre performance dans la dernière grande ascension, un seul choix s'impose à moi: y aller tranquille ! Et en avancant serinement, cette côte tellement appréhendée s'avale plutôt facilement. Me voilà donc à La Turbie, à quelques kilomètres de la délivrance ! Dernier virage à gauche, dernier contrôle, je descends de ma bicyclette, je fais le plein de sandwich et je m'assois enfin sur une chaise ! Je retrouve Doumé, Georges et Christian: nous partageons nos impressions de course. Encore quelques minutes de pause et je rentre chez moi...
Bilan de cette journée:- Très bon accueil de nos amis beausoleillois, comme d'hab' ! Toujours un plaisir de rouler pour leur randonnée.
- Très bonne idée d'avoir changer la montée vers le col St Roch; la descente l'an dernier vers Coaraze était assez dangereuse et la faire cette année dans le sens inverse était un excellent choix. D'autant plus que la calade vers Lucéram est très belle.
- Avis aux éventuelles victimes de coup de pompe: on fera tout pour vous ramener sain et sauf à l'arrivée !
- Merci aux organisateurs d'avoir prévu un retour par Laghet; et s'il vous plait Mr le Président Gérard, laissez le pour la prochaine édition !!!
- Bilan perso: je m'entrainerais un peu plus pour 2009 !
- Bilan du Club: nous nous classons 2ème.
- Et pour tous ceux qui ont aimé la montée de La Grave, elle est aussi au programme de la Roquebrunoise (spéciale dédicace à Roselyne !!!!!).

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